Sa pensée

EMILIE et LA MISERICORDE

Sa vie est un exemple vivant de miséricorde. Emilie vit dans son propre cœur la miséricorde, aussi, peut-elle l’offrir aux autres. Elle a établi la miséricorde comme idéal de vie.

 Découvrons quelques exemples en cliquant ici.

 

Après la retraite annuelle, en cette année de la Miséricorde, une lettre de Ste Emilie :

À une Sœur d’Aubin,

                                                         Villefranche, 11 mai 1825

    Ma très chère Sœur,

    Ce que vous me dites me satisfait beaucoup ; j’ai la confiance que cette retraite aura été véritablement pour vous, l’heureuse époque des miséricordes du Seigneur ; vivez d’abandon et de paix ; j’ajoute et d’humilité ; celui qui a commencé en vous un bon ouvrage le continuera et le perfectionnera pour sa plus grande gloire. Quoique vous retombiez quelquefois dans vos anciennes fautes, ne vous découragez pas, mais relevez-vous avec un nouveau désir d’être entièrement à  Dieu...

La plus grande des affaires et pour ainsi dire l’unique est d’aimer ; occupons-nous en incessamment. Je vous le souhaite comme pour moi-même et suis toute à vous dans ce désir.

                                                                      Sœur Emilie.          

 

L'éducation, pour Sainte Emilie, est une vocation à estimer, à remplir avec reconnaissance.

 

SAINTE EMILIE ET L'EVANGELISATION

Homélie du Père Christophe Battut pour la fête de Sainte EmiliE

La nouvelle évangélisation est un vaste mouvement qui invite les chrétiens à trouver dans la lecture et la méditation de l'Evangile une source d'inspiration et la référence ultime pour la vie chrétienne.

         La Parole de Dieu est vivante et agissante : Dans les cœurs, l'Esprit Saint ne cesse de susciter et d'appeler des initiatives nouvelles pour la jeunesse et la vitalité de l'Eglise.

     Ne pas croire cela, c'est faire offense à Jésus qui déclarait à ses disciples : "Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps..."

     Si l'appel de l'Esprit Saint ne paraît pas encore pour nous clairement, c'est qu'il demeure un travail de discernement à mener... Et il faut le reconnaître, ce n'est pas la tâche la plus simple.

    Il faut parfois chercher, à partir de mes propres aspirations, un lieu, un engagement où je pourrai déployer le meilleur de moi-même.

    Mère Émilie a connu ce temps de tâtonnement et d'hésitations où rien ne semblait clair. Beaucoup peuvent en rester là, improviser des accommodements, au jour le jour et abandonner leur idéal.

 

Ça c'était ce qu'elle connaissait...

     Elle a pris conseil, elle a suivi dans sa détermination la lumière que lui portaient sur son itinéraire d'authentiques serviteurs de Dieu, et son projet a abouti : Le ciel s'est éclairci et la congrégation de la Sainte Famille a pu voir le jour.

      Pour notre propre discernement, il faut entendre cela... Si l'Evangile est ce que nous cherchons, si l'Evangile est notre source d'inspiration, nous devons tenir le cap et persévérer...

 Il est rare de voir clair pour soi-même et il est plus que jamais opportun d'affirmer que dans cette œuvre de la Nouvelle Évangélisation, nous aurons besoin de conseils. Qui pourra nous guider ? Qui pourra nous éclairer ? Qui sera sera notre P. Marty (le conseiller de Ste Émilie, ndlr.) ?

 Trop de chrétiens sont seuls face à leur choix de vie. Il ne faut pas hésiter entre nous à tisser de véritables amitiés spirituelles, et à guider et à se laisser guider tour à tour...

 Rien jamais dans l'Eglise n'a pu être entrepris de grand sans un solide accompagnement, et nous devrions nous interroger pour savoir qui réellement accompagne ma recherche, et ma vie dans le Seigneur ? Si vous répondez "personne",  et qu'il n'y a vraiment personne avec qui vous partagez votre foi, votre prière, même ponctuellement, ne cherchez plus, c'est ici que le Seigneur vous appelle : la nouvelle évangélisation démarrera pour vous par cette recherche  d'un ami sur la route, un compagnon d'Emmaüs, un conseiller spirituel.

 

Le défi de La nouvelle évangélisation. 

Pour l'Evangélisation elle-même sainte Émilie a quelque chose à nous dire :

 Se mettre à l'école de la Sainte Famille

Jésus, Marie et Joseph sont des compagnons de route, et autant de modèles de vertu. L'exemple de la sainte Famille sera pour Émilie un chemin de sainteté.

Humilité, service, intériorité, persévérance... 

La paix intérieure 

Celui qui s'agite sans cesse, comment peut-il faire quelque chose de bien...Vous n'êtes pas disposés à écouter quand vous êtes pressés, et vous manquez l'objectif.

Aujourd'hui il nous faut retrouver le temps. Cela ne veut pas dire en faire moins, mais de faire les choses posément. Pensez que vous n'êtes pas seuls à agir, mais que le Christ soutient votre action : Non seulement ce n'est pas un étranger, mais il est plus proche de vous que vous n'imaginez.

Émilie demandait à ses sœurs qui sortaient de la Maison de commencer toujours par faire une pauses à la chapelle, pour se confier au cœur de Jésus et recentrer leur action. 

Le service des pauvres 

C'était pour Émilie, depuis sa découverte de l'oraison, un engagement quotidien, à une époque il est vrai où la misère faisait des ravages en France.

 Reconnaître les pauvretés qui sont autour de moi. (Proximité) Accompagner et avoir un grand soin des personnes. (Délicatesse) Faire le choix pour soi d'une grande frugalité (Exemple)

Une envie d'aller toujours en avant 

Une œuvre doit en permanence vivre et se renouveler.Il nous faut en permanence avancer et entendre l'appel de l'Esprit Saint.

Vous savez l'Esprit Saint  il a cette particularité, souvent il nous précède ...

Vous pensez l'avoir rejoint, mais il est déjà en avant, il invente de nouvelles choses, et il faut suivre, ce qui est à la fois merveilleux et parfois déstabilisant.

 C'est pour cela que l'envoi des disciples, qui conclut l'Evangile est si important . L'envoi n'est pas un moment de la vie de l'Église, c'est sa condition même, les chrétiens sont envoyés, là même où ils vivent,

Ils portent une dynamique qui est celle du Christ : Ne restez pas sans rien dire....

 Le monde avance sans cesse, si nous nous contentons de maintenir de que nous avons,

C'est un effet d'optique, en réalité on perd déjà du terrain. La nouvelle Évangélisation doit redonner sa place à l'œuvre du Christ dans l'histoire, et dans nos vies personnelles.

Si nous jugeons qu'il est capable d'agir sur les événements du monde, et assurément cela est  notre conviction, alors il nous faut trouver la manière d'être qui soit la plus juste : reconnaître tout ce qui fut accompli,

et participer à ce qui doit venir : l'Evangile n'a pas dit son dernier mot, l'histoire ne fait peut-être que commencer.

Sainte Emilie, toi qui as dit : « Que votre charite? franchisse les mers», sois avec nous pour qu’aujourd’hui nous soyons missionnaires, te?moins de l’amour de Dieu chacun(e) la? ou? nous sommes, et que nous ne demeurions insensibles ni a? la voix, ni au silence de tout ceux qui sont « au loin ».

R/ Ste Emilie, prie pour nous.

 

Bien vivantela JOIE, vue et souhaitée par Sainte Emilie pour nous

Ce que je désire particulièrement de vous, c’est la joie. Pour l’entretenir, éloignez de vous toute pensée triste.

 Peut-on être plus heureux que lorsqu’on se donne tout entier à Dieu ?

Marchez tout doucement, avec paix et joie intérieure.

 Vivez joyeuses, vivez contentes dans l’état où la Providence vous a placées, et soyez toutes au Bien-Aimé.

 Réjouissez-vous ! Réjouissez-vous ! Vous êtes au service du grand Roi !

Réjouissons-nous. Que notre satisfaction soit intime et profonde, remercions le Seigneur de nous avoir donné tant de moyens de Le connaître et de L’aimer. Allons à Lui avec amour. Ecoutons sa voix.

 

L'EUCHARISTIE DANS LA VIE ET LA PENSEE D'EMILIE

l'Eucharistie comme un feu

Messe à Bikfaya

 

A l'école de Ste Emilie, puisons aux sources de la sainteté

"J'étais si pénétrée de Dieu que je serais restée toujours avec lui, surtout à l'église. Là, sa présence m'absorbait à un tel point que je ne voyais ni n'entendais ce qui se passait autour de moi. On a, dans cet état, toutes les joies. La faim de la divine Eucharistie était si ardente que je ne pouvais dormir, la nuit qui précédait mes communions.
J'allais tous les jours à la sainte messe à demi-heure de distance. Deux fois le jour, je faisais le chemin de la croix en gravissant un petit calvaire qui n'était pas loin du château. J'aimais, en faisant cet exercice, à m'agenouiller sur le pavé, sur des choses qui me gênassent. Au commencement, j'éprouvais un peu de crainte humaine, niais j'allais à ce qui nie coûtait et ce fut bientôt fait de cette tentation.
Je passais tout le dimanche à l'église, en la compagnie d'une sainte fille. J'éprouvais, dans ce saint lieu, des joies que je ne puis exprimer qu'en disant : C'était le Ciel. Ma sœur Eléonore me faisait faire la méditation tout haut et, comme elle était si pieuse, on disait que ce serait elle qui se ferait religieuse ; le bon Dieu a voulu que ce fût moi..."

Autobiagraphie

 

Une pensée de Ste Emilie où elle exprime son désir à Celui qu'elle aime sans réserve:

"Autrefois je fus rebelle

Désormais heureuse du retour

Oui je veux que mon cœur fidèle

vous garde un immortel amour

Je veux couler ma vie entière dans un bercail,

abritée toujours avec vous sur la terre,

avec vous dans l’éternité".

 

Chaque jour avec Ste Emilie

Lettres de Sainte Emilie de Rodat dans l'Anthologie spirituelle

 

À une Soeur d'Aubin.

                                                                                                                  Villefranche, 15 juin 1824

J.M.J.

Ma très chère Sœur,

Le bienfait de la sainte communion ne saurait être très apprécié, il est si grand qu’il est impossible d’en parler d’une manière qui réponde à sa hauteur et à son étendue ; que notre état est heureux, ma très chère Sœur, puisqu’il nous met à même de nous en approcher si souvent. Tâchez de répondre à l’infinie bonté de notre Dieu qu’il nous faut tâcher d’aimer de toutes nos forces. Nous ne pouvons pas faire de grandes choses pour le lui témoigner, mais faisons le plus parfaitement possible tout ce qui nous est prescrit, et tout grand qu’il est, il aura pour agréable ces petites choses.

Votre nouvel emploi vous met à même d’exercer une charité attentive à l’égard de nos chères Sœurs. Ne perdez pas l’occasion de la leur témoigner, tout comme si vous le faisiez à Jésus Christ lui-même. Evitez la préoccupation et faites tout par amour.

Je vous salue très affectueusement.

Sœur Emilie.