Le co-fondateur : Père Antoine Marty

 

A Labastide-Capdenac

Monsieur l'abbé Antoine Marty naquit à Labastide Capdenac près de Villefranche, le 27 mai 1757, dans une famille bien chrétienne qui lui fit donner, chez les Doctrinaires de Villefranche, une instruction couronnée de brillants succès jusqu'aux humanités.

Il avait déjà entendu l'appel à la vie sacerdotale...

(lire la biographie du Père Antoine Marty)

« Une créature à qui je demanderais mon bonheur me répondrait qu’elle n’a rien que d’emprunt, et me renverrait à son auteur. Donc tout ce qui est en moi, et toutes les créatures hors de moi, sont autant de voix qui me disent certainement que je ne suis fait que pour Dieu."

Fragment philosophique

 

 

Un accompagnement fructueux

Père Marty et sa présence aux côtés de Ste Emilie et de la Congrégation naissante:

 

Conseils spirituels donnés à Emilie et aux soeurs pour les soutenir dans leur cheminement :

 

Extraits de ses écrits :

Sur la méditation:

"Si vous trouvez de la difficulté à méditer, ne vous en étonnez pas, mais humiliez-vous-en devant Dieu. Il est heureux que vous puissiez au moins vous pénétrer du sentiment de sa présence. Quand une méditation se passerait toute entière dans cette seule occupation, ce ne serait pas un temps perdu à beaucoup près."                                                                           Lettre du P. Marty à une soeur, le 29 mai 1831

 

Sur la vaine gloire et la manière de la vaincre

"La tentation de vaine gloire, qui prend occasion de l’accomplissement des devoirs que votre vocation vous impose, ne doit pas vous empêcher de vous en acquitter fidèlement et joyeusement. Ne la craignez pas trop ; mais tenez-vous en garde néanmoins contre cet ennemi rusé et subtil, par une exacte vigilance, et par l’attention de renouveler souvent la pureté de votre intention... C’est un vert-de-gris, une rouille, qui ronge les métaux ; on les en préserve en les nettoyant souvent ou en les couvrant d’un vernis. Ce vernis est l’esprit de foi et de charité...

Lorsque vous éprouvez le sentiment de votre misère, n’omettez pas la Ste communion : faites-la seulement avec une humilité et une confusion qui n’empêche pas la confiance ; d’autant plus que vous savez par une heureuse expérience que ce pain vous donne de la force, de la paix et de la joie spirituelle.
Continuez à demander les vertus que vous vous sentez pressée de solliciter auprès du Seigneur Jésus. Il les accordera à votre persévérance..."   
                                            Marty, v.g. (Lettre 222 à Sr Fébronie)

(Lire la totalité de la lettre 222)

 

Joie dans le service de l'éducation:

A une Soeur d’Aubin

                                                                                                             Villefranche, 14 Novembre 1822

J.M.J

Ma très chère Soeur,

Vous ne sauriez croire combien de satisfaction j’éprouve en lisant et en relisant votre lettre, surtout lorsque vous me dites que vous voulez devenir feu et flamme pour embraser vos élèves. C’est bien en effet le meilleur moyen d’inspirer aux autres l’amour de Dieu. Quand on l’a soi-même bien dans le cœur, il s’épanche de là aisément dans nos airs, dans nos actions et dans nos paroles. Les enfants comprendront comme par instinct que Dieu parle par votre bouche et alors elles vous écouteront avec attention, respect et docilité. Vous avez bien sujet de vous réjouir de cette précieuse mission que la Providence vous a donnée, car il est écrit que ceux qui enseignent la justice à plusieurs, brilleront comme les étoiles pendant toute l’éternité. Faites donc l’œuvre de Dieu avec obéissance, patience, douceur et persévérance, car vous vous sauverez vous-même en sauvant les autres et vous serez heureuse du bonheur que vous leur aurez procuré...

Dieu veuille vous conserver la joie dont je vois que vous êtes remplie dans son service et que vous apportez dans l’exercice de vos fonctions, la répandre dans vos sentiments, dans vos méditations, dans vos prières, la faire étinceler dans vos conversations, la fixer à demeure dans votre coeur, sans que ni les contrariétés, ni le défaut de succès dans vos oeuvres, ni les tentations, ni rien au monde, vous en arrache la possession. Cette joie, et la paix qui l’accompagne, sera le fruit de votre confiance en Dieu...

votre très humble et obéissant serviteur

Marty, prêtre

 

Lettre 230
A une soeur éprouvée, Père Marty essaie de redonner espérance et l'invite à se mettre au soleil de Dieu:


                                                                                 Rodez, 4 octobre 1831
J.M.J
Ma très chère Soeur

... je vous en supplie, très chère Soeur, ne vous laissez point abattre. Je vois qu’il y a beaucoup de trouble et de confusion dans ... votre âme ; mais je crois voir aussi que votre volonté n’est pas vaincue. Ouvrez votre coeur à l’espérance. Non, non, le bon Dieu ne vous a point abandonnée, et ne vous abandonnera pas. Ne cessez jamais de vous confier en lui, il est votre seule ressource, mais une ressource assurée. Il n’y a pas d’autre soleil que lui, mais il va bientôt ramener le jour et dissiper vos ténèbres...

Dites avec Job, je sais que mon Rédempteur est vivant, et que je reverrai mon Sauveur ; cet espoir repose au fond de mon coeur. Gardez-vous de trop réfléchir sur votre état, sur vous-même, sur la difficulté d’acquérir la vertu... Renfermez-vous sans raisonner, dans celle-ci : ce que je ne puis pas, Dieu le peut...

                                                                                                       Votre très affectionné serviteur

                                                                                                                   Marty, v. g.