Notre histoire

Dates importantes

La congrégation de la Sainte Famille de Villefranche de Rouergue, a été fondée en France en 1816 par Sainte Emilie de Rodat

1787 Naissance d’Emilie de Rodat à Druelle (Aveyron) en France.

1789 Début de la révolution française.

1815 Emilie découvre sa vocation « Je serai l’institutrice des pauvres ».

Approbation du projet par Mr Marty, son directeur spirituel.

1816 La première école : Maison Alric à Villefranche de Rouergue en France (Aveyron).

Emilie et ses 3 compagnes se consacrent à Dieu.

Fondation de la Congrégation par Sainte Emilie de Rodat, elle a 29 ans.

1827 Approbation légale de la Congrégation, par décret royal.

1840 L’œuvre des prisonniers s’ajoute à celle de l’éducation de la jeunesse, à la visite des malades et des pauvres.

1841 Fondation du Bon Pasteur pour accueillir les prostituées.

1852 Mort de Mère Emilie, le 19 Septembre.

1875 Approbation de la congrégation par Rome. Ainsi elle devient de droit pontifical, et, désormais, dépend directement de Rome.

1894 Première fondation au Proche Orient, à Beyrouth, en réponse à l’appel d’un évêque maronite.

1901 Première fondation en Suisse : Sierre.

1902-1904 En France, lois anti congréganistes qui entraînent la fermeture d'un grand nombre d'écoles tenues par des religieux.

1902 Brésil : Camaragibe

1903 Espagne: Cordoue - Angleterre

1904 Belgique : Blaton

1908 Egypte : Mansourah.

1938 Italie : Rome

1940 Béatification de Mère Emilie.

1950 23 Avril, canonisation de Sainte Emilie de Rodat.

1957 Appel de Pie XII, en faveur des Missions : premiers départs des Sœurs pour la Bolivie, l’Afrique (Côte d'Ivoire, Sénégal).

1962-1965 Concile Vatican II : l’Eglise demande aux Congrégations une rénovation adaptée aux situations nouvelles.

1969 Création de petites communautés, en réponse aux besoins nouveaux.

1981 Ces « petites fraternités », en monde urbain ou rural, se veulent toujours proches des gens, attentives à leurs problèmes, partageant leur vie, leurs soucis et parfois leurs conditions de travail.

1982 Présentation des nouvelles Constitutions à l’approbation de Rome.

1985 Approbation des nouvelles Constitutions par Rome

1964-1999 Affiliation de six congrégations qui aujourd'hui, forment une même Sainte Famille :

              1964 Religieuses de l’Immaculée Conception de Nogent-le-Rotrou

              1967 Notre-Dame de la Consolation de Londres

              1970 Marie-Immaculée de Ceignac

              1972 Sainte Famille de Pezens

              1978 Sainte Famille de Mende

              1999 Sainte Famille de Douvres-la-Délivrande

2000 50 ème anniversaires de la Canonisation d'Emilie de Rodat.

2004 Fondation aux Philippines

2011 Fondation en Inde

Aujourd’hui, unies dans un même esprit de simplicité, de prière, de service des défavorisés de tous ordres, et dans tous les lieux où nous sommes envoyées, nous formons une même Sainte Famille.

 

Nos origines

La tourmente de la Révolution française passée, le dix-neuvième siècle voit fleurir de nombreuses Congrégations, suscitées par l’Esprit pour répondre aux besoins de cette époque. L’institut de la Sainte Famille de Villefranche-de-Rouergue – de droit pontifical depuis 1875 – participe, sous l’impulsion d’Emilie de Rodat, à ce courant puissant de renouveau de l’Eglise de France.

Née dans le terroir rouergat, fondatrice presque malgré elle, sainte Emilie de Rodat (1787-1852) trouve son chemin vers Dieu en devenant « l’institutrice des pauvres ».

L’appel du Seigneur, compris en mai 1815, confirmé par Mr Marty, son directeur spirituel, devient réponse effective le 30 avril 1816. Le 3 mai, avec trois compagnes, elle ouvre une classe gratuite. Ce jour-là naît officiellement la Congrégation qui prendra le nom de Sœurs de la Sainte Famille en 1822.

Toute sa vie, Emilie reste fidèle à l’intuition première, les pauvres étant ses préférés et sa charité pour eux a la mesure de son amour pour Dieu (Mt 25). Elle mise tout sur lui, s’abandonnant, selon l’expression de son temps, à la Providence, avec une audace qui défie toute prudence humaine.

Elle désire vivre sa consécration avec ses Sœurs dans le silence et la prière – la clôture favorisant la vie d’oraison – en grande simplicité et intense vie fraternelle, à l’exemple de la Sainte Famille de Nazareth et dans le souci constant de conformité avec Jésus dans son mystère d’anéantissement.

Docile à l’Esprit et attentive à la vie des hommes, elle découvre les besoins du monde ouvrier et les appels du monde rural en 1834. Elle n’hésite pas à créer une branche de Sœurs non cloîtrées pour que l’Evangile soit proclamé aux pauvres. Dès lors, le champ d’activité des Sœurs s’étend bien au-delà des enfants défavorisés et des malades et s’ouvre aux prisonniers, aux prostituées.

A la fin de sa vie, Emilie est saisie par un autre appel, celui de l’évangélisation des terres lointaines. Elle consacre ses dernières énergies à susciter l’élan missionnaire autour d’elle : « Il faut que notre charité franchisse les mers. »